La vérité à propos de la mousse isolante

Publié par SOPREMA Experts en date du Jul 9, 2019 10:16:47 AM

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La mousse de polyuréthane pulvérisée est un produit sur lequel circulent plusieurs fausses croyances. Mais puisque la sécurité, le budget et la performance sont au cœur des préoccupations des constructeurs de bâtiments, il importe de rétablir les faits sur cet isolant qui répond parfaitement à tous ces objectifs.

Par Frédéric Déom, Chef produits – Isolation et Denis Grégoire, M.Sc. Chimiste.

Êtes-vous de ceux qui croient que la mousse isolante pulvérisée est un produit dangereux ou qui n’est pas fiable ? Voilà probablement deux des plus fréquentes méprises à propos de la mousse de polyuréthane. En effet, le produit doit être conforme à la norme CAN/ULC-S705.1, qui donne le gage d’un matériau hautement sécuritaire et performant.

Bien sûr, la manipulation de n’importe quel produit chimique implique un certain niveau de risque, mais les nombreuses procédures prévues par la norme d’application CAN/ULC S705.2 assurent une utilisation des plus sécuritaire de la mousse de polyuréthane pulvérisée. Cette norme exige en outre à tous les installateurs de compléter avec succès une formation rigoureuse et de détenir la certification qui leur permet de l’installer.

L’inflammabilité du produit est une autre idée préconçue. Ce produit thermodurcissable contient des retardateurs de flamme qui ralentiront la propagation du feu plutôt que de l’accélérer. C’est une des raisons pour laquelle le polyuréthane entre dans la composition de nombreux articles ménagers et objets, tels que les matelas, les sofas, les jouets, l’intérieur des voitures et les chaussures.

La mousse isolante : un investissement à long terme

La mousse de polyuréthane pulvérisée est plus coûteuse à l’achat que les autres produits d’isolation. Mais, à long terme, elle entraîne des économies qui couvriront largement l’investissement initial. En effet, un bon matériau d’isolation contribue à réguler la température intérieure du bâtiment et ainsi à diminuer la consommation d’énergie nécessaire pour rendre le bâtiment confortable, été comme hiver.

Le polyuréthane giclé possède la valeur R la plus élevée de tous les matériaux d’isolation, soit R=6. Cela signifie qu’à épaisseurs égales, il offre une meilleure performance thermique que les autres types d’isolant.

Contrairement aux autres matériaux d’isolation, la mousse pulvérisée remplit toutes les cavités, ne laissant aucun vide dans l’isolant ou autour de celui-ci, et ce, sans joint. La mousse peut également être appliquée dans des endroits généralement inaccessibles, par exemple autour des tuyaux, des prises électriques et dans des espaces restreints. Créer des environnements complètement isolés permet d’éviter les fuites d’air à la source de nombreux problèmes, comme la condensation, l’humidité, l’apparition de moisissure et une moins bonne qualité de l’air à l’intérieur du bâtiment.

Un produit vert, le polyuréthane giclé ?

À l’heure actuelle, la mousse de polyuréthane pulvérisée a un potentiel de réchauffement planétaire (PRP) plus élevé que les autres matériaux d’isolation. Cela dit, la nouvelle réglementation, qui entrera bientôt en vigueur, obligera tous les fabricants à changer leur agent gonflant pour que leur produit final atteigne le plus possible une neutralité carbone. L’objectif est que, d’ici le 1er janvier 2021, la mousse de polyuréthane pulvérisée ait un P.R.P. (potentiel de réchauffement global) à peu près identique aux matériaux d’isolation comme la cellulose et la fibre de verre, qui ont un P.R.P. à zéro.

La mousse isolante montre plusieurs qualités écologiques. Plus compacte que les autres matériaux isolants, elle requiert moins de voyagements pour chaque projet de construction, ce qui contribue à diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées au transport des marchandises. Quant aux barils de transport, ils sont entièrement réutilisables et recyclables. Puis, comme mentionné précédemment, la haute performance thermique de la mousse isolante permet de prévenir les pertes d’énergie provoquées par les fuites d’air d’un bâtiment mal isolé, réduisant ainsi les besoins en chauffage l’hiver et en climatisation l’été, de même que les émissions de GES liées à la production et à la consommation d’énergie.

Finalement, l’utilisation du polyuréthane giclé peut contribuer à l’obtention de crédits sous LEED v3 et LEED v4, dans les catégories « énergie et atmosphère », « innovation et processus de conception », « matériaux et ressources » ainsi que « qualité des environnements extérieurs ».

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Topics: Murs, Isolation